MICHEL ROCARD

Michel Rocard Date de création 15 septembre 1988

Extrait du 2 avril 1998

PPD : Voilà, sans transition, pour dire encore un peu de bien de Français Mitterrand, je reçois celui qui a sans doute pu l’apprécier à sa plus juste valeur: Michel Rocard...
ROCARD (Rocardien) : Nuuuf hélas, oui...
PPD : D’abord, quels souvenirs en gardez-vous?
ROCARD : Ah ! vous voulez des détails... douleurs occiputales... Et je dis oui, attention aïe, anaha oui : j’ai des souvenirs.., ils sont tenaces, chevillés au corps, ils sont nombreux donc non quantifiables, endémiques en tout cas, tous en symbiose, alliant çà et là humiliation, souillure, tortures mentales anaha rapakuf, avilissement, avanies, vexations, brimades, foutages de gueule, anaha, chaque souvenir est un champ de blessures béantes aïe l’ai mal...
PPD : Eeeet, vous l’aimiez bien?
ROCARD : Harf.. Oui... l’aimais Français Mitterrand comme un enfant aime les films d ‘horreur ("Godzilla," "La Vengeance des piranahas," "Freddy" l’en passe). Même scénario lors de chaque rencontre : naha vingt minutes d ‘ennui, une heure et demie de trouille et anaha toute la nuit sans dormir à tourner anaha dans son lit avec les glandes sudoripares qui font des loopings...
PPD : C’était un homme de lettres, très cultivé, amoureux de littérature... C’était un homme qui aimait les mots...
ROCARD : C‘est makapuf vrai... toujours à chercher le mot juste en chaque gatabuffff circonstance, le mot le plus approprié, sans errements rhétoriques inutiles, il était direct et précis: "Rocard, andouille", "Rocard crétin", "Rocard ‘Bécile"et j’en passe...
PPD : Oui...Vous pensez être le seul à avoir autant compté pour lui?
ROCARD : Je l’espère... Anaha grande question : aurais-je été le seul paratonnerre de sa foudre? l’unique punching-ball de ses pensées ou le crachoir privilégié de ses colères?

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Dernière révision: 29 octobre 1999.